Soucieux de restructurer leur activité dans un contexte instable aux États-Unis (en juin dernier, le nom de domaine en .com était déjà passé en .eu), les responsables du groupe ont donc saisi la balle au bond en s'offrant une porte de sortie du marché américain. En réalité rien ou presque ne changera pour les joueurs américains. Pour le comprendre, il faut revenir quelques années en arrière. En 2006 pour être exact. À cette époque, la promulgation de l'Unlawful Internet Gambling Enforcement Act proscrit les transferts d'argent entre sites online et institutions bancaires. Contrairement à d'autres opérateurs, Bodog met en place par un astucieux subterfuge : le groupe accorde une licence d'exploitation au Morris Mohawk Gaming Group (MMGG), situé sur la réserve Kahnawake dont il fut un temps question que FT y trouve refuge. Au final, les dirigeants de Bodog n'ont aucune responsabilité opérationnelle dans l'exploitation de Bodog.com sur le territoire US qui incombe depuis 5 ans à MMGG. Malgré le retrait annoncé de la marque sur le marché US, le site continuera d'être exploité par MMGG sous un autre nom à partir du 1er janvier 2012. De son côté, Bodog prend ses distances avec un marché devenu instable et se préserve d'éventuelles poursuites par les autorités américaines.